Un point de vue, une écoute : Duke Ellington
Pour ouvrir la saison, Frédéric Loiseau a choisi Duke Ellington, artiste fédérateur qui a traversé le premier siècle du jazz avec une ampleur et une capacité de renouvellement uniques.
Refusant toute approche chronologique ou exhaustive, Frédéric a préféré s’arrêter sur des moments saillants pour saisir les multiples facettes du Duke : l’instrumentiste, l’arrangeur, l’improvisateur, mais aussi le directeur artistique aux côtés de Billy Strayhorn et l’homme de business, habile à tirer parti des innovations de son temps.
Le fil conducteur de la masterclasse ? Le goût du contraste — rugueux et suave, sacré et profane, hymne et blues — comme moteur de la créativité ellingtonienne. Un tour d’horizon stylistique a suivi, du jungle expressionniste (Black & Tan, Koko) à l’exotisme de Caravan, en passant par les grandes suites de concert et les mini-concertos écrits sur mesure pour ses solistes.
Frédéric Loiseau a conclu sur une réflexion plus large : vivre la tradition pour mieux la transformer, en rappelant l’immense héritage ouvert par Ellington, de Monk à Wynton Marsalis. Une masterclasse refermée, comme il se doit, sur les mots du Duke : We Love You Madly.